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J’ai sauvé la vie de mon bébé grâce à toi…

C’est la phrase que j’ai eu la chance d’entendre il y a quelques jours.

Pour un pompier en activité, quoi de plus naturel que de sauver une vie… Mais lorsque cette personne a participé à l’une de votre formation SST et que grâce à votre enseignement, elle à réagit de façon calme et assurée permettant ainsi le sauvetage du bébé de sa sœur, cela prend un tout autre sens.

L’action se déroule comme dans une scène de film, celle qu’un formateur peut vous raconter au cours d’une formation de secourisme.

Voici la séquence :
Repas de famille, les proches autour de la table, et bien sûr le petit neveu de 10 mois, le fils de votre sœur qui navigue de bras en bras.
Vous discutez de choses et d’autres, et vient le moment où vous parlez de la formation de secouriste que vous avez suivi la semaine dernière. Formidable formation, super moniteur évidemment…

Jusqu’ici, pas de quoi se transformer en Héros…

Vient alors le moment où toute l’attention se concentre sur le bébé.
Il ne bouge plus!
Il à l’air de vouloir hurler, pleurer, mais ça ne sort pas!
Rien!
Il a l’air de mourir en silence!
En tout cas pour lui cela semble bientôt terminé!

Vos proches deviennent hystériques. Sur le moment vous aussi. Certains appellent les pompiers, d’autres secouent le bébé dans tous les sens, le prennent inutilement par les pieds.
A leurs yeux, vous n’apparaissez pas comme un secouriste, ils ne pensent ni à vous ni à la discussion que vous avez eu avec eux quelques secondes auparavant.

Dans cette confusion la plus totale, votre sœur garde l’enfant dans ses bras, elle attend les secours. Elle pleure. Et elle le pleurera encore longtemps si vous ne faites rien.

Vous reprenez vos esprits. Les quelques secondes qui viennent de s’écouler vous ont paru des heures. Et pourtant, le temps que vous réagissiez, il n’est pas trop tard. Il en sera autrement. A vous de changer le cours de l’histoire.

Avec des mots, peut-être agressifs sur le moment car la situation s’y prête, vous réussissez à prendre votre neveu des mains de sa mère.
Vous vous souvenez des gestes appris :
- 5 claques dans le dos, vigoureuses.
Tout le monde vous regarde.
Que font les pompiers ?

Ça ne fonctionne pas ? Alors
j’appuie 5 fois sur son thorax.
Pas de réaction.
Je recommence les claques dans le dos. 1,2…

Et arrive ce moment inespéré., l’enfant se met à pleurer, il crie, et le plus important aux yeux de tout le monde, il s’agite. Pas le temps de reprendre vos esprits que sa mère le recueille au creux de ses bras.
Pas un mot pour vous.
Pas encore.
Le choc de ce qui vient de ce passer. On entend la sirène des pompiers. « Enfin !!! » …

Trois pompiers descendent de leur camion rouge et se précipitent vers l’entrée de votre immeuble. Ils connaissent la gravité de la situation et espèrent que le bébé aura recraché l’objet. Ils franchissent votre pallier, entendent le bébé crier, ils sont donc serein, l’enfant respire, la situation aurait pu être dramatique.

Avec toutes les précautions qui s’imposent, ils font un premier bilan, appellent leur médecin pour prendre un avis médical. Dans tous les cas, ils le transporteront aux urgences pédiatriques et n’oublieront pas de vous féliciter. Car c’est bien grâce à votre action salvatrice que votre famille toute entière peut prendre conscience que le bébé est toujours en vie.

Plus tard, on lui racontera cette histoire. Celle du jour où vous lui avez sauvé la vie, ce jour où à cause d’ une ridicule petite cacahuète, il a faillit ne plus jamais profiter de la lumière du jour.

En général, les personnes qui sont confrontées directement ou indirectement à ce genre de situation se renseignent pour bénéficier d’une formation sur l’apprentissage des gestes qui sauvent. En effet, mieux vaut privilégier la prévention plutôt que la réaction.

Avec l’expérience, on se rend compte que l’apprentissage de ces gestes devrait être obligatoire, dès la scolarité. Mais les avancées éducatives sont difficiles et se font lentement.

De nombreux pays sont bien plus en avance que la France sur ce sujet.. Récemment, l’apprentissage des gestes qui sauvent a été intégré dans le cursus d’enseignement notamment chez les assistantes maternelles et dans d’autres métiers en relation avec la petite enfance.

Lorsque l’on sait que le pourcentage des gens formés représente à peine 3 % de la population, on se dit qu’il y a encore un gros travail de prise de conscience. Et ce, à tous les niveaux.

Publié par David M
le 30/06/2010

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